Périple d'un an en famille en camping-car en amérique du sud.
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En partant de Cochabamba, nous avons pris la route de Santa Cruz. Sur la route, nous avons vu le paysage se transformer pour devenir bien plus verdoyant et arboré avec de superbes formations rocheuses rouges.
Nous avons dû effectuer 130km de mauvaise piste et y avons crevé 2 fois + plusieurs autres petits dégâts. Nous avons fait halte pour la nuit à Samaipata, petit village réputé adorable. Malheureusement, tard dans la soirée, les policiers sont venus toquer nous demandant de les suivre au poste pour finalement nous virer méchamment de notre bivouac. Nous avons dû dormir au péage situé avant le village et, ceci nous ayant refroidi, nous n’avons même pas visité Samaipata et avons rejoint Santa Cruz.
Santa Cruz est la plus grande et la plus moderne des villes de Bolivie bien que ce ne soit pas la capitale. Elle est aussi connue pour être dangereuse. Nous avions contacté Eric pour des conseils, un français qui vit là-bas et dont Jessica et Arnaud nous avaient donné les coordonnées. Celui-ci nous a invités de suite chez lui et nous étions bien contents d’avoir un endroit tranquille et sûr pour dormir et laisser le véhicule la journée. Nous avons fait un rapide tour dans le centre ville sans appareil photo puis nous avons passé tout notre temps avec Eric et sa famille : Jarla sa femme et et leur 2 petites filles. Les enfants ont bien joué ensemble, Fannie a partagé une grande complicité avec Jarla et Nicolas s’est très bien entendu avec Eric. La famille de Jarla nous a accueillis très chaleureusement !
Comme à chacun de nos arrêts dans une grande ville, nous avons profité des commodités (courses, réparation de pneus, lessives, internet etc…).
Lou a fait une mauvaise chute dès le premier soir et s’est bien ouvert le menton. Nous avons dû la conduire à la clinique la plus proche (et une des meilleures) pour qu’elle subisse une suture de 5 points. Elle a été très courageuse et a bénéficié de soins rapides et efficaces notamment grâce à la sœur de Jarla, médecin dans cet établissement. Lou voulait que nous mettions une photo de ses points sur le blog.
Au moment de quitter la ville, nous nous sommes embourbés et sans l’intervention du frère de Jarla avec son 4X4, nous serions sans doute encore à Santa Cruz. C’est le cœur gros que nous avons dit au revoir à nos nouveaux amis pour continuer notre route.
Toujours cap vers le Brésil, nous continuons de traverser des paysages de forêts et de roches rouges.
Nous sommes arrivés à San Jose de chiquitos le 6 mai et nous sommes installés dans le jardin d’un hôtel tenu par un français, endroit calme avec pelouse, piscine propre et tortues. Le village fait partie des nombreuses et sans doute magnifiques missions jésuites de la région, nous avons décidé de seulement visité celle-là, située sur notre route. Le petit village est adorable avec ses rues de poussière rouge et sa place est superbe avec sa grande église ocre.
Nous sommes restés là 2 jours profitant de balades dans le village (qui nous ont permis de voir les ménonites), de la piscine et d’internet.
L’étape suivante a été Aguas calientes, nom donné fréquemment en Amérique du sud dès qu’il y a une source d’eau chaude. Dès notre arrivée, nous avons repéré un véhicule Land Rover immatriculé en France et quand nous nous sommes rapprochés, nous avons reconnu des voyageurs avec qui nous avions été en contact via internet avant notre départ, sans parvenir à se rencontrer : les « En route vers l’esssentiel ». Fanny, Luis, Allia et Zia sont partis en décembre et venaient d’arriver en Bolivie. Fanny se consacre à l’animation d’ateliers autour des huiles essentielles (produits ménagers, cosmétiques, savons etc…) et la famille parcourt le continent autour de ce thème.
Nous sommes restés 2 jours avec eux et nous sommes vraiment régalés. Les enfants ont super bien joué ensemble et les adultes se sont réellement liés d’amitié. Bien sûr nous avons trempé dans l’eau chaude pendant des heures, nous laissant grignoter les peaux mortes par les petits poissons. Nous avons résisté aux moustiques pourtant désormais très nombreux, nous obligeant à nous badigeonner de répulsif en permanence. Nous avons échangé nos infos intéressantes sur le voyage, chacun allant là où l’autre était déjà passé…etc
Nous avons dû faire enlever les points de Lou et sommes allés au « puesto de salud ». L’infirmière n’était pas outillée correctement et ne savait pas vraiment faire. Après avoir enlevé 3 points en blessant un peu Lou et en suant à grosse gouttes, elle nous a indiqué avoir fini et que le point qui restait pourrait partir seul en nettoyant avec de la gaze.
Nous avons été vraiment touchés par notre rencontre avec la famille « en route vers l’essentiel » et c’est bien tristounets que nous avons quitté Luis, Fanny et leur 2 princesses, avec la promesse de se revoir en France.
De là, nous avons rejoint Puerto Suarez, juste avant la frontière brésilienne et sommes directement allés à l’hôpital pour montrer à quelqu’un de qualifié la suture de Lou. Là, une infirmière douce et professionnelle a enlevé les 2 points restants (parce que finalement il y en avait 2 !) avec du matériel adéquat à notre grand soulagement ! Lou a été très courageuse ! Devant l’hôpital, nous avons fait la connaissance d’Alvaro venu à notre rencontre. Ce Bolivien ayant vécu 8 ans à Barcelone nous a proposé de nous installer pour la nuit sur le terrain à côté de sa maison. Une fois sur place, nous avons fait connaissance avec sa famille et il nous a annoncé que c’était son anniversaire et que nous étions invités ! Une heure plus tard nous étions mêlés à ses amis et sa famille autour d’une grande marmite sur un feu. Nous avons partagé le repas de son anniversaire, un plat typique : du locro de poulet avec du riz, du maïs et des morceaux de yuca (manioc). Nous avons passé une excellente soirée et sommes partis les derniers. Nous remercions chaleureusement Alvaro pour cet agréable moment.
Le lendemain, nous avons définitivement quitté la Bolivie pour le Brésil, nous rapprochant encore un peu du point de retour.